Sac plastique : avons-nous changé nos habitudes ?


A l’occasion de la Journée Mondiale sans plastique, le 3 juillet dernier, l’heure était venue de tirer un premier bilan, un an quasi jour pour jour après l’interdiction des sacs plastique à usage unique. Où en sommes-nous de l’utilisation du plastique dans notre vie quotidienne ? Eléments de réponse.

Sac plastique : avons-nous changé nos habitudes ?

Les sacs plastique toujours présents

Pour rappel, cette loi, faisant partie d’un plan plus global de croissance verte instigué par Ségolène Royal, visait à réduire de manière substantielle l’impact environnemental causé par le plastique. Seuls les sacs plastique réutilisables, d’une épaisseur de plus de 50 microns, ou composé d’autres matières que le plastique, peuvent être distribués en caisse. Cette interdiction s’est durcie au 1er janvier 2017 puisque les autres sacs distribués sur les lieux de vente (rayon fruits et légumes, fromagerie …) se sont aussi vus interdits.

Bien que l’utilisation de sacs réutilisables puisse paraître comme une évidence, elle n’est pas encore rentrée dans tous les foyers.

En effet, la loi interdisant l’usage de sacs plastique à usage unique, promulguée le 1er juillet 2016, n’a pas tout à fait eu l’effet escompté, pour le moment. Pourtant, de nombreuses solutions alternatives ont été mises en place pour contrer la matière plastique, extrêmement nocive à l’écosystème. Sacs cabas, emballages alimentaires biodégradables, sacs réutilisables… autant d’options qui ne font pas partie du quotidien de beaucoup de monde, encore aujourd’hui.

La logique des sacs réutilisables par exemple voudrait qu’on se serve plusieurs fois du même sac. Or, il n’est pas rare d’oublier son sac à la maison. On en vient alors à acheter d’autres sacs, et donc stocker, au lieu de garder précieusement LE sac réutilisable. Le changement d’habitude reste difficile pour bon nombre de Français.

La FNE monte au créneau

Selon France Nature Environnement (FNE), de nombreux efforts restent encore à fournir dans ce sens. L’association estime, dans un communiqué, que ces mesures « ne vont pas dans le sens d’une réduction effective de la distribution de produits en plastique à usage unique et ne favorisent pas les systèmes alternatifs comme le vrac ».

FNE fait en particulier référence aux nouveaux emballages présents dans les supermarchés pour les légumes, qui ne sont pas vraiment réutilisables compte tenu de leur solidité relative.

L’association dresse donc un bilan en demi-teinte de ces mesures destinées à lutter contre la pollution créée auparavant aux 100 milliards de sacs plastiques consommés chaque année en France, selon la FNE, et 8 milliards laissés à l’abandon dans la nature au sein de l’Union Européenne. Prochaine étape en 2020 : l’interdiction des couverts en plastique.